Quelques bonnes pratiques informationnelles !

Une première série de 12 règles d’or…

 

 

Sur l’identification ou l’usage de bonnes pratiques informationnelles, nous sommes, il faut bien l’avouer à la croisée des chemins car beaucoup d’encre a déjà coulé pour affirmer sur un ton parfois péremptoire que l’information était une valeur « non négociable et indispensable » au sein de nos organisations. Mais voilà, une fois la sentence prononcée, que faut-il faire et par où commencer ? Comment s’organiser voire s’améliorer ? De quelle façon optimiser ce processus souvent complexe car il est à la fois transversal, individuel et collectif dans l’entreprise. Comment s’assurer qu’une donnée puis une information à travers un cycle de vie difficilement maîtrisé soit disponible, intègre et fiable ?  Comment s’opère la  transformation de l’information brute en connaissance et en valeur pour les Métiers ? Comment l’intégrer dans une démarche ou un comportement décisionnel pour les décideurs ?

Tant de questions qui doivent être posées puis adressées sans que personne en soit pour autant complètement propriétaire et nous savons trop bien que lorsqu’il à du flou et de la confusion sur le fameux sujet  du « Qui fait Quoi et Comment ? », personne ne souhaite réellement endosser la responsabilité d’une telle démarche.

En voici cependant les principales règles :

  1. S’assurer d’un bon niveau de sensibilisation et d’engagement au niveau de la Direction ;
  2. Evaluer puis analyser le niveau de maturité des pratiques informationnelles dans l’entreprise ;
  3. Définir, formaliser et partager vos exigences en termes informationnelles ;
  4. Cartographier l’ensemble de vos flux informationnels (existants et à venir) ;
  5. Qualifier et sécuriser l’ensemble du cycle de vie de vos informations ;
  6. Sensibiliser l’ensemble du personnel sur la valeur de l’information et sa nature confidentielle ;
  7. Professionnaliser et responsabiliser certaines personnes sur cette compétence ;
  8. Identifier et valider les mécanismes de diffusion de l’information à tous les niveaux dans l’entreprise ;
  9. Différencier et hiérarchiser les niveaux informationnels ;
  10. Réaliser une veille permanente du risque informationnel ;
  11. Mesurer la valeur informationnelle sur la base d’indicateurs Métiers existants ;
  12. Mettre en place une charte sur le bon usage de l’information.

Maintenant que le débat est posé, il est aussi important de prendre la mesure et l’ampleur de la tâche. Il faut aussi reconnaître que certaines initiatives vont dans le bon sens et qu’une certaine prise de conscience commence à se faire sentir.  Le brillant exemple du modèle proposé par IQ© appelé IOM (Information Orientation Maturity) est une première approche pertinente sur l’évaluation de la maturité informationnelle d’une organisation.  En effet cette grille d’évaluation découpe l’orientation de l’information (IO : Information Orientation) à travers 3 grandes séries de pratiques :

  1. la Technologie (Information Technology Practices)
  2. le Management (Information Management Practices)
  3. et les Comportements et Valeurs (Information Behaviors and Values)

Le chemin à parcourir reste immense, il faudra effectivement encore beaucoup du temps, de la sueur pour amorcer ce virage salutaire et se rendre compte enfin que la vraie valeur du SI est bel et bien la qualité de l’information qu’il délivre à ses dirigeants, aux Métiers et à l’ensemble de ses utilisateurs partenaires compris. Enfin la pertinence de l’information brute une fois transformée en connaissance sera un élément déterminant pour le couple si convoité de la productivité/compétitivité et donc pour sa croissance et plus encore sa réputation…

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L’Excellence Informationnelle : une nouvelle révolution est en marche !

Vers une nouvelle exigence en termes d’information.

 

I/ Rappel du cadre de référence dans ce domaine : C’est une fois de plus l’ISACA à travers son référentiel de bonnes pratiques de gouvernance Cobit® qui donne le ton en définissant précisément des critères de l’information (Information criteria) :

Les 7 critères d’exigence en termes d’information selon Cobit® sont :

  1. L’efficacité ;
  2. L’efficience ;
  3. La confidentialité ;
  4. L’intégrité ;
  5. La disponibilité ;
  6. La conformité ;
  7. La fiabilité.

En effet, afin de satisfaire aux objectifs Métiers de l’entreprise, l’information doit répondre à un certain nombre de critères ou exigences en matière d’information.

A travers ce schéma et ses explications, nous comprenons que certains critères sont davantage fonctionnels (Efficacité, Fiabilité)  et que d’autres répondent à des critères plus techniques (Confidentialité, Disponibilité),  ou bien économiques (Efficience) ou encore dans le domaine du légal (Conformité).

Une autre lecture de ces critères est aussi recevable : Ces critères sont en effet corrélés à la notion de Performance. En effet les mesures de résultats définissent des indicateurs qui a posteriori indiquent au management concerné si l’activité, le processus ou la fonction informatique ont atteint leurs objectifs ou non.

Les mesures de résultats des fonctions informatiques sont ainsi très souvent exprimées en termes de critères d’information :

  • La disponibilité et fiabilité pour les besoins Métiers de l’entreprise ;
  • L’intégrité et la confidentialité pour La maîtrise du risque ;
  • L’efficacité et l’efficience pour la pertinence de l’information à un coût optimisé ;
  • Conformité pour être en accord avec le règlementaire.

II/ Les nouveaux indicateurs de la gouvernance de l’information :

Nous pouvons aussi croiser ses critères informationnels fondamentaux avec d’autres formes de critères qui ne sont que complémentaires et tout aussi incontournables.

Ces nouveaux critères sont au nombre de 6 :

  1. La Confiance ;
  2. La Qualité ;
  3. La Valeur ;
  4. La Transparence ;
  5. Le Partage ;
  6. L’Innovation.

Ces critères permettent d’étendre le champ d’investigation sur le long et difficile chemin qu’est la Gouvernance Informationnelle.

Nous pouvons de façon synthétique présenter ces 6 nouveaux critères :

1. La Confiance : Ce critère – en rouge dans notre schéma - peut être à lui seul assimilé à un indice générique regroupant la mesure et donc le résultat des autres critères informationnels.

Accorder une confiance suffisante aux données issues des Systèmes d’Information et que nous percevons dans le cadre de notre métier afin de pouvoir « en toute sérénité » prendre les bonnes décisions au sein d’une activité, d’un processus, ou dans un acte de management qui y sont liées.

La notion de confiance reste délicate car elle est le reflet d’un sentiment personnel que l’information que nous possédons est  la bonne et qu’elle est juste ou honnête. C’est une conviction profonde qui ne doit pas s’imposer. Elle est donc basée sur une relation partagée entre le SI, fournisseur de l’information à travers ses différents acteurs/systèmes et le client final, l’utilisateur et/ou le décideur.

2. La Qualité : La qualité des données des SI se réfère à la conformité des données aux usages prévus, dans les modes opératoires, les processus, les prises de décision, et la planification (J.M. Juran).

3. La Valeur : La création de valeur informationnelle induit par le système d’information est la contribution reconnue et optimale de celui-ci à l’atteinte d’objectifs mesurables attendus par le Métier, le Management ou autres parties prenantes dans l’entreprise.

 4. La Tranparence : Permet à l’information de circuler « librement « dans l’entreprise permettant aux salariés, investisseurs, créanciers, partenaires extérieurs d’évaluer une situation financière ou autre d’une activité et de prendre ainsi les meilleures décisions. Cette transparence accroît la confiance et améliore aussi la gouvernance globale de l’entreprise car elle permet au Conseil d’Administration d’évaluer l’efficacité du Management à mettre en place rapidement des actions et de maîtriser ainsi son risque. Cette transparence contribue à rendre un jugement éclairée sur une situation précise et rend moins aléatoire les actions de communications qui y sont liées.

5. Le Partage : L’information partagée est la garantie que l’entreprise est déjà dans un mode 2.0 c’est à dire dans un mode collaboratif et que les personnes sont identifiés et liées entre elles afin de favoriser le travail au quotidien mais aussi une collaboration dans un esprit davantage tourné vers le partenariat que vers le mode classique et maintenant dépassé du type Client-Fournisseur.

6. Innovation : L’information innovante est celle que le concurrent n’a pas encore. Elle devient donc un avantage compétitif et différenciant. Elle est en effet un inducteur de la valeur et dépasse largement la notion de pertinence déjà présente dans l’Information Criteria du référentiel pré-cité.

III/ Les tableaux de bord de la Gouvernance de l’information :

Sur la base de l’ensemble de ces critères et du niveau de maturité de l’entreprise, de son SI à travers ses aspects relationnels, organisationnels et décisionnels, nous pouvons partir d’une sélection avisée de certain d’entre eux et proposer la mise en place d’un véritable Information Scorecard dont nous vous offrons une première mise en forme.

Bien évidemment ces tableaux seront contextualisés en fonction de l’environnement de l’organisation et de sa capacité à mettre en place et suivre de type d’indicateur (K2I Key Information Indicators).

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Cobit version 5 – ISACA vers une nouvelle génération de l’Information System

 

Une convergence obligée mais complexe !

Nous sommes donc une fois de plus reconnaissants auprès de l’ISACA d’avoir introduit, il y a maintenant plus de 15 ans, Cobit dans sa dimension référentiel de processus, de bonnes pratiques et de métriques associées afin d’évaluer, en autres, le niveau de maturité des Gouvernances Systèmes d’Information.  Comme tout  « versioning » qui se respecte et nous le savons bien l’ISACA en est friand, la version 5 affiche  d’ores et déjà un objectif ambitieux : réunir dans un cadre unique un corpus de bonnes pratiques englobant : Cobit (4.1), Val IT (2.0), Risk IT mais aussi 2 autres modèles de références relatifs à la Sécurité (BMIS) et l’Assurance IT (ITAF).

Cobit 5 regroupe donc les 5 Frameworks suivants :

  1. Cobit : Gouvernance du SI
  2. Val IT : Gouvernance de la Valeur
  3. Risk IT : Gouvernance du Risque
  4. BMIS (Business Model for Information Security) : Gouvernance de la Sécurité
  5. ITAF (IT Assurance Framework) : Gouvernance de l’Assurance

On nous rassure aussi dans le fait que la « navigation » de cette nouvelle version sera aisée et qu’elle respectera le principe fondateur de ses origines : « Implementing and Continually Improving IT Governance ».

Tout un programme donc !…

Mais le plus important dans cette évolution c’est que Cobit 5 devient de fait – par sa complétude – le modèle de référence de la Gouvernance de l’Information dans toutes ses dimensions. Cette information dont on nous précise qu’elle est une ressource critique pour la gouvernance et la gestion de l’entreprise. Elle en est d’ailleurs l’atout majeur et est flanquée de l’acronyme barbare d’IRM pour Information Reference Model. Ce modèle a pour vertu principale de mieux faire comprendre le rôle stratégique que joue l’Information pour l’ensemble des parties prenantes dans une organisation et d’offrir – comme l’ont toujours su faire ces modèles - un langage commun afin de mieux communiquer, d’en saisir les enjeux pour le Business, de s’assurer de son efficacité et enfin d’en maîtriser aussi et bien-sûr les risques.

L’ISACA nous propose une première version de ce modèle IRM- Cobit 5 :

Nous pouvons en tirer néanmoins quelques enseignements :

L’information selon ce modèle se situe à travers le cycle vie de l’information (Information Lifecycle) entre la donnée et la connaissance.

Six modélisations et utilisations de l’Information sont ainsi proposées :

  1. Les critères de l’information (Information Criteria)Exemple : Qualité, Réglementation, …

2. Les parties prenantes de l’Information (Information Stakeholders) Exemple : Propriétaire, destinataire, …

3. Orientation de l’information (Information Purpose)  Exemple : Contrôle, Alignement, Surveillance, …

4. Propriétés de l’information (Information Attribute) ; Exemple : Droits d’accès, Coûts, chaîne d’accès, …

5. Type d’information (Information Type) ; Exemple : Nature (financière), type (objectifs, statuts, …), …

6. Usage de l’information (Information Use) Exemple : Processus Métier, application, stokage, …

La brochure de présentation peut être téléchargée à l’adresse suivante :

http://www.isaca.org

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Le DSI la tête dans les nuages ou un pied dans le Métier ?

 

Le Cloud Computing est déjà à notre porte et nous ouvre un paradigme de plus dans ce monde virtuel que représentera peut-être demain l’IT Governance as a Service, l’« ITGaaS » !

Que faut-il penser de cette folle promesse ? Avant tout, une certitude : le Cloud va certainement affranchir le DSI de pans entiers des activités de sa DSI et donc de ses  propres prérogatives. Que l’on se rassure, ce nouveau paradigme lui offrira certainement aussi de nouvelles opportunités mais uniquement pour ceux qui voudront bien en comprendre les enjeux.

Afin de mieux comprendre cette évolution, faisons un bref rappel sur le concept même du Cloud Computing (CC). Le CC est sans conteste un nouveau modèle économique, organisationnel et relationnel à travers lequel des ressources informatiques sont transformées puis proposées sous la forme de Services et partagées en ligne, à des clients dont la facturation prend souvent la forme d’un abonnement mais dont la consommation s’effectue en fonction de l’usage réellement  effectué.

Mais  au-delà de la simple évolution technologique c’est donc avant tout une révolution des usages de l’informatique dont il est question au sein de nos organisations.

Que ce soit dans l’utilisation quotidienne d’un service applicatif ou logiciel ( Software as a Services, Saas), dans le développement même d’une application ou la mise en place d’un environnement (Platform as a Service, PaaS) ou dans le cadre d’un hébergement (Infrastructure as a Service, Iaas), le CC peut s’inviter à peu près à tous les niveaux de l’informatique et donc de l’entreprise afin de faciliter, dans une logique « Pay per Use », l’utilisation de ces services directement par les Métiers (accessoirement les demandeurs et les payeurs !).

Les avantages du CC sont nombreux. En particulier, nous pouvons retenir les suivants (Cf. Etude sur le Cloud Computing du Syntec Avril 2010) :

  1. La diminution de l’investissement Initial ;
  2. La grande flexibilité et donc la réduction des délais de déploiement ;
  3. L’optimisation de l’impact financier : OPEX (fonction.) plutôt que CAPEX (immo.) ;
  4. Une meilleure maîtrise des coûts (maintenance, mise à jour, support, …) ;
  5. Une implication plus forte et permanente des prestataires de CC ;
  6. Une allocation intelligence et dynamique de capacité et des pics de charges ;
  7. Une approche Green IT transparente et valorisante pour l’entreprise.

Mais est-ce que cela règle pour autant l’ensemble des problèmes auquel est confronté le DSI ? Il serait trop utopique d’y croire et de déclarer Ex Cathedra à celui qui voudra bien l’entendre : « Nous n’avons plus besoin du DSI et c’est maintenant entre les Métiers et les Cloud Computeurs que les choses vont s’opérer ! ».

En effet, le DSI a depuis toujours souffert d’une activité intensive et il faut le reconnaître, pas toujours valorisante dans les parties basses et moyennes de son métier. Je veux parler des couches Infra. et réseaux mais aussi middleware et applicatives.

Cette activité étant, nous le savons tous,  largement chronophage et onéreuse, laisse finalement assez peu de temps au DSI à se consacrer à la partie noble de son activité, c’est-à-dire le SI dans sa double dimension : Transformation et Innovation en relation avec les Métiers, le Business et la Stratégie de l’entreprise.

En effet, un constat le confirme dans cette position inconfortable : 70% des activités et donc des investissements d’une DSI sont représentées par la gestion de l’existant et 30% dans le meilleurs des cas par la création de valeur.

C’est paradoxalement une occasion unique pour le DSI – grâce à l’externalisation d’une partie de ses services IT – de consacrer plus de temps à des sujets habituellement reportés ou pire réalisés « à la va vite » en fonction des urgences à traiter.

Nous pouvons donc nous risquer un peu en évoquant 10 activités clés pour lesquelles le DSI va devoir se consacrer davantage :

1. La Communication : Rôle essentiel d’échange et donc de proximité avec les Métiers et la Direction Générale. Le DSI va enfin pouvoir consacrer du temps dans l’évolution et donc la traduction du langage IT en langage Métier et pouvoir ainsi communiquer plus facilement sur ses activités et surtout sa proposition de valeur envers les membres du Comex et notamment du Directeur Financier qui n’attendent qu’une seule réponse à une seule question : Que nous rapporte réellement en termes de valeur nos investissements IT et IS ?

2. L’Innovation : « L’innovation systématique requiert la volonté de considérer le changement comme une opportunité » (Peter Drucker).

Nous comprenons à travers cette brève  mais éloquente citation que la contribution du SI dans sa dimension d’Innovation est bien au service de la transformation et donc des Métiers et du Business en général. Le SI est donc à la fois un acteur et un contributeur majeur dans ce domaine, mais encore faut-il en être convaincu, d’y consacrer du temps et de l’argent afin de pouvoir apprécier des résultats concrets et durables pour l’entreprise.

N’oublions pas enfin qu’une entreprise qui n’innove pas ou plus est une entreprise qui se meurt…

3. La connaissance Métier : Voilà le véritable défi du DSI qui va enfin pouvoir s’intéresser pleinement aux Métiers de son entreprise. Cette connaissance passe par l’implication systématique et permanente du DSI et de ses services aux comités Métiers de l’entreprise.

Les Métiers par l’intermédiaire du CC vont aussi jouer un rôle important de prescripteurs sur les applications et les services « Cloud Computés » dont ils  vont avoir besoin. C’est le Métier qui va probablement être le plus souvent en prise directe avec les fournisseurs de Cloud notamment sur la partie SaaS. La DSI accompagnera le Métier dans ses initiatives et surtout ses besoins et exigences afin d’orienter au mieux les choix qui seront fait en matière de CC.

4. Le Pilotage et Coordination de Services : Le DSI a et aura de plus en plus un rôle prépondérant dans la stratégie, le pilotage et finalement « l’intermédiation » des activités et des services « Cloud Computés ». Car si le Métier devient à terme le consommateur directe et final de ses services, ce dernier n’aura certainement ni le temps ni la compétence d’en assurer la veille, la sélection, la contractualisation, le suivi Qualité&Risques (Sécurité, confidentialité, réversibilité, restauration,…) des fournisseurs de services « dans les nuages ».

Gageons aussi que ce nouveau challenge permettra, si les résultats sont au rendez-vous, de rapprocher davantage le DSI de son Comex afin de le considérer enfin comme un acteur majeur et incontournable de ses enjeux, de sa stratégie et de la performance globale de l’organisation.

5. La Conduite du Changement : Favoriser l’adhésion puis l’appropriation, voici un sujet de préoccupation sur lequel le DSI « exonéré » va également pourvoir se concentrer. Elément connexe de la création de valeur est bien entendu la valeur d’usage et donc de la capacité qu’auront les Métiers et donc les utilisateurs finaux à utiliser à terme une nouvelle technologie, une nouvelle application afin d’améliorer soit leur productivité de façon significative ou bien d’améliorer tout simplement leurs ventes et donc par ce prisme la valeur de l’entreprise toute entière !

 6.  Le ROI : Le Retour sur Investissement est la mesure du gain obtenu au bout d’un certain temps sur les investissements IT consentis dans le cadre de projets ou d’activités à fortes composantes informatiques. Il est de fait un indicateur clé à mesurer et à présenter au Comex sous une forme compréhensible pour le CFO (Directeur Financier) en particulier et plus généralement pour le top management.

 7.  L’agilité : De manière concise, l’agilité d’une entreprise représente la faculté de celle-ci à s’adapter à une modification de son environnement interne ou externe. Adapter ses outils, ses services et ses méthodes de travail au bénéfice du Métier en fonction des changements demandés au niveau local ou de façon plus générale qui concoure à la transformation de l’entreprise.

 8.  La Création de Valeur : L’externalisation et a fortiori le CC est une des composantes de la création de Valeur en agissant principalement sur la rentabilité des capitaux investis. Le CC permet effectivement de générer un gain d’exploitation plus élevé en favorisant l’Opex (Dépense d’investissement) au détriment du CAPEX (dépense immobilisés), mais cette analyse « bilantielle favorable » ne suffit pas. En effet, la vraie création de valeur par le SI  se situe sur 2 autres plans :

a.        d’une part, sa contribution à l’atteinte d’objectifs Business définis à l’avance (Le Business Case) ;

b.      et d’autre part, la mesure de la valeur d’usage c’est-à-dire la le degré d’utilisation et surtout de satisfaction des utilisateurs à qui est destinée l’application.

 Nous pouvons donc nous risquer à donner une première définition de la création de la valeur par le SI : C’est la contribution maximale de ce dernier à la réalisation des objectifs fixés par l’entreprise mesurables et attendus par le Métier et l’intégration satisfaisante de ces derniers à la valeur Business de l’organisation.

 9.       L’amélioration continue : Suivant la loi immuable de Deming (Sa fameuse roue à 4 dents que représente le PDCA) Le dernier cran prévu est Act dans le sens améliorer sans cesse, ne pas interrompre le processus global et tirer les leçons sur l’expérience et le temps passé.

 Le Point 10 n’est pas précisé sur le schéma car tout en étant essentiel il n’en reste pas moins subjectif et très personnel, Il est double et concerne 2 qualités majeurs du DSI dans ses nouveaux attributs : c’est l’enthousiasme et l’audace : Sans ces 2 composantes le DSI devra faire face à ces nouveaux défis seul contre tous. Il doit être audacieux dans ses choix, dans ses nouvelles relations avec l’extérieure ou alliances en interne et doit conduire son action avec enthousiasme car c’est probablement le seul moteur qu’il aura afin de relever ses innombrables défis qui l’attendent.

 Conclusions : Avant que le CC confirme sa place dans un marché extrêmement prudent et frileux (notamment sur les volet social, sécurité et légal), le DSI doit pourtant se préparer à évoluer dans ce sens et se tenir prêt dans sa tête, ses équipes et ses processus à affronter une nouvelle déferlante afin de tenir bon le cap fixé par l’entreprise via les Métiers.

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Gouvernance de l’Information : Mythe ou réalité ?

 

Reconnaissons-le, nous sommes tous à l’affut, dans nos organisations modernes, de l’information « à valeur ajoutée », de celle qui va faire la différence, celle que les autres n’ont pas encore. Nous l’utilisons soit pour être plus productif dans le travail que nous accomplissons chaque jour, soit, mieux encore, pour innover et être davantage compétitif. Nous pouvons aussi grâce à elle améliorer les ventes, accroître ainsi la rentabilité de l’entreprise et par la même occasion celle de l’actionnaire.  Et, cerise sur le gâteau, cette information peut même lorsqu’elle correctement maîtrisée et relayée, accroître son image et donc sa réputation.

Nous le voyons à travers cette brève présentation que l’information est porteuse – au sein de nos organisations – du gène de la Performance et qu’elle suscite donc à ce titre un intérêt grandissant dans la création de la valeur pour les Métiers en particulier et le Business en général. On ne répétera donc jamais assez l’importance que revêt ce mot car l’information doit répondre aux exigences et donc aux attentes de nombreuses parties prenantes de l’entreprise.

Mais sommes-nous capables de l’identifier à sa juste valeur et d’en faire bon usage ? Rien n’est moins sûr…

Quelle soit financière, cliente, métier, organisationnelle, formative ou prospective,  l’information n’est pas le simple cheminement d’une donnée brute issue d’un quelconque entrepôt ou bien d’un master data via une banale application dédiée.

D’où l’impérieuse nécessité de centraliser l’information, c’est ce que font les MDM (les Gestionnaires de Données de Référence), mais cela ne suffit pas, il faut aussi la partager et si possible auprès de bonnes personnes désireuses d’extraire de ces données l’information précieuse dont elle a besoin pour travailler, communiquer ou plus simplement faire du Business.

D’autre part, l’importance de la qualité de l’information n’est plus à démontrer. Avec l’explosion des données générées, collectées, stockées et échangées, cette question est toujours plus sensible que stratégique. Décider rapidement, détecter les signes avant-coureurs du changement, comprendre les effets des actions engagées dans des délais toujours plus courts, bref survivre dans un monde hyperconcurrentiel, autant d’exigences de la part des Métiers pour une gestion optimale des données de l’entreprise.

Un processus plus complexe régit par une organisation idoine et un cycle de vie ad hoc est au cœur de ce dispositif. Nous appellerons Management de l’Information l’ensemble de ce cycle de vie depuis son identification technologique (son origine) jusqu’à sa restitution fonctionnelle auprès de l’utilisateur final (son usage réel dans le temps et non pas simplement son appropriation).

En effet, nous partons le plus souvent d’une donnée brute dont la collecte, la sélection puis l’actualisation (condition sine qua non de sa pérennité) vont lui permettre de se transformer en Information. Cette dernière va être traitée, puis analysée tout en garantissant sa conformité ; elle va ensuite prendre une dimension « intelligente », faire sens car elle commencera à exprimer une réponse à un besoin.

Nous quittons à partir de cet instant la frontière extrêmement labile du SI pour arriver dans le Métier notamment par la synthèse et surtout l’interprétation qui sera faite de cette information dite d’Usage.  Et c’est grâce à son partage et sa confiance accordée à cette dernière que l’usage fait de l’information transmise ou obtenue apportera ou non de la valeur au Business. Cette valeur créée obtenue par une information efficiente et fiable confortera la prise de décision et augmentera ainsi par ce prisme la performance même de l’entreprise. C’est à partir de ce moment que nous pouvons parler de Gouvernance de l’Information dont le pré requis est bien d’apporter de la valeur aux Métiers tout en servant la stratégie de l’entreprise visant à atteindre les objectifs fixés par le top management.

Mais pour arriver à ce niveau de maturité et donc à la pleine maîtrise de l’Information et de sa valeur,  le chemin est long et semé d’embûches. Elle est pourtant essentielle dans la compétition à laquelle se livre l’entreprise, dans cette quête sans fin de l’information et de sa valeur à travers ses dimensions décisionnelles et stratégiques.

Au delà de la valeur technologique de l’information via son système, il faut bien reconnaitre que la seule vraie valeur de l’information en dehors de sa simple utilisation est la confiance que l’utilisateur (le client) veuille bien lui accordée afin de décider.

Nous pouvons en guise de conclusion nous inspirer d’une citation pleine de sens et d’à propos d’Auguste Comte « Savoir pour prévoir, afin de pouvoir ».

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